Apparences Derrière les sourires Qu’on affiche – nos déguisements Nos fausses phrases – nos fausses traces – nos faux tempéraments On court après nos vies… Ne les rattrape que trop rarement Constatant que trop de nos auras mentent. J’ai jamais été édulcoré – bien face à la pente Face à mes choix . mais comment j’aurais fais autrement ? On danse dans les clubs – atténuant pendant un moment Nos existences. Nos quotidiens . notre effondrement Mais On est Vivants / autoproclamant nos libertés Enchaînés par la fatalité. S’enlisant dans nos banalités Rêvant d’un monde qu’on ne se construit jamais Au bout de nos forces et de nos efforts : l’illusion d’être satisfaits J’aurai pu m’enthousiasmer de nos victoires Mais c’est si peu de choses … Si peu de gloire Et si peu de proses remplies d’espoir Si loin… du but… et le but le connaît-on ? Nous on est solidaires comme les beaufs le jour du téléthon. Je peux pas expliquer… Pourquoi je déteste autant ce monde Et pourquoi je l’aime tellement… pourquoi j’ai peur quand mon cœur gronde Je vis sous couvre-feu. Analysant nos dysfonctionnements M’en servant dans mes vers / camouflant mes égarements Et si jamais je me perds – derrière mon apparence Je ne compte que sur mes pairs – vers qui me tourner lorsque se faussent mes repères. Ce qu’on cache derrière un masque Ce qu’on se tait Ce qu’on fait semblant de ne pas être Ce constat Ce qu’on connaît Mais qu’est-ce qu’on est ? On est pas hauts c’est le ciel qui est bas On est pas tristes… On est pas dupes Quand on fait semblant on n’est pas Une brise de conscience Une prise de parole Qui frise la clairvoyance Quand tombent les symboles et s’effacent nos apparences on est pas hauts…c’est le ciel qui est bas Nos apparences Nos destins liés qui se dévoilent à peine le temps de voir le temps passer… Vivre nos vies c’est la seule raison qui nous pousse Lorsque la plume j’épouse j’essaie de ne pas subir mais de me battre Abattre les murs qui nous prédestinent à en souffrir En rire j’essaie. Mais l’indifférence serait se mentir Le combat n’intéresse plus personne Parce qu’on se contente de peu ET nos espoirs s’en contentent aussi Nos rêves et nos idéaux que le temps de la fin d’un repas Ou le vin nous a fait dire se qu’on se taisait Le troupeau ne nous attend pas… Alors on suit… ET on essuie nos différences On lisse l’image publique On donne l’impression de … On bluffe on recommence Puis finalement on a tous les mêmes peurs, les mêmes angoisses Parce qu’on est trop peu apte à recevoir les coups en pleine face Dispersés on se donne des airs on est tous dépendants Les drogues aidant au fond de nous-même on est tous des perdants De liberté éperdus… On a beau croire qu’on progresse la partie est perdue A l’échafaud des faux-semblants ça fait longtemps qu’on est pendu J’aimerais juste une fois … Savoir ce qu’il y a derrière. Toutes ces politesses ou ce mépris Toutes ces barrières que l’on s’est mis Tout ce qu’on a appris à cacher ce qu’on perdu en grandissant cette spontanéité – cette vérité qu’ont les enfants. J’aime pas cet univers qui m’entoure J’ai peur d’avoir oublié de mentir Et je m’en tire en écrivant ce qui me tourmente J’mets la forme sur du fond J’ai trop peur du faux J’ai la phobie des espaces clos Alors mon art n’a pas d’étiquettes au dos J’fais que de la musique Mais y a que là que je me retrouve Que je me sens sincère Et crois-moi ça sert quand le monde te semble trouble Moi je combats mes démons En mettant des mots Et je dé-mon-te les modes Car elles rendent immondes Ces modèles qu’on nous offre en démo