Parce que tout seul Des mots l’art du maniement La manie d’être expressif Nie nullement être excessif En ce qui concerne les sentiments Délibérément absent La plupart du temps ab-solument Ailleurs…mentalement A lier pour certains fous Plume déliée trop souvent floue Trop souvent foncedé parce que trop souvent au fond… Trop souvent con – plètement amorphe quand on se morfond. A trop mater le plancher – on a traumatisé le plafond… Cette putain de nostalgie Agit toujours… Comme par magie Lorsque le souvenir régit Avec le présent interagis Je réagis mais trop tard C’est des regrets l’hémorragie Ma méthodologie : dans l’écriture je me réfugie… Overdose … De mots et de proses De breaks et de pause Derrière une caisse claire mon salut repose Ma seule vraie arme est mentale Posée sur instrumentale Ma thérapie est devenue un trouble comportemental. Même à bout de souffle Au fond du bac Affalé sur l’asphalte Quand les repères se perdent Quand le mal attaque On a tous nos moyens Nos propres sorties de secours Quand la détresse accourt Il n’y a qu’à travers cette musique que je peux parler d’amour… De peines et de joies Ma vie c’est pas « c’est mon choix » C’est passer mon temps A analyser ce qui fis que j’échoua Je fais parti des gens tristes / des anges déchus Se vengent déçus de n’avoir pu me faire prendre le dessus. Je bouscule les règles établies. Noie les doutes et oublie Encaisse – faiblit – Ma volonté ne se casse pas même si parfois elle plie… Même si parfois l’esprit reste figé – je respire – reprends Je reste peace car plus je puise dans ma détresse plus j’apprends… ON oublie vite les règles du jeu. On enfreint. Et moi le temps d’un refrain je me donne l’impression d’être mieux. Mais je ne vaux pas plus. A la rigueur un peu moins de pudeur J’mets des mots sur mes erreurs Ça changera rien mais ça soulage mon cœur La vie me distance, me disperse Me dispense d’être distrait Et me teste chaque jour J’passe du drame au conte de fées Et si j’fais le compte j’sais pas quel bilan tirer Plus j’apprends et comprends de choses plus par le vide je me sens attiré Chaque mot me pèse alors j’allège… Le destin me baise alors j’abrège… Quand du gouffre j’émerge… c’est pour mieux retomber Le bonheur c’est des mirages. Et parfois je me dis que j’aurais mieux fait de ne pas regarder ON fait les comptes et c’est malsain L’amour joue, le jour meurt Même dans les murs de la douleur Le pire c’est que la vie dure et ça me torture Le dire, c’est mettre du sel sur une brûlure. Parfois c’est la tête dans les nuages mais les pieds ancrés dans cette réalité Faut pas chercher pourquoi on s’évade les neurones enfumés Parfois j’aimerais croire que je crois encore en quelque chose Mais je me résigne, à chaque bonne cause son inverse et ce qui les oppose La question c’est : Qu’est-ce qui nous retient ici ? A part l’amour de ceux qui me sont proche c’est déjà beaucoup et ça suffit Mais demain peut-être… L’amour c’est une source qui tarit. Je suis le paradoxe en personne moi je l’aime ma vie mais quelle sale pute C’est une course où on croit voir la ligne d’arrivé et chaque jour on débute ET à chaque fois l’impression de prendre le dessus, Jusqu’à la prochaine fois on l’on sera déçus. Qui tire les ficelles ? Parce que j’ai des comptes à lui rendre. Je crois que je vais aller le rejoindre avant même qu’il ne pense à me prendre ON choisit tant et finalement on choisit rien. ON espère tant et finalement on attend… C’est pas l’aisance qui guide nos pas par essence Par naissance on ne se destine pas On dessine partiellement ce qu’on désire mais on ne le décide pas Et le temps passe comme une guerre. Aguerri depuis la pose de la première pierre Je contrôle de moins en moins mes nerfs Et me guéris de plus en plus en vers. Et lorsque tout tourne à l’envers – je voudrais savoir vers qui me tourner. Si j’me fais mon ciné. En bon parano. Halluciné. Je contrôle rien Est-ce inné ? Si mon champ de vision s’arrête à mes déceptions. Dans le jeu je ne suis qu’un pion mais le champ est miné. Observe mon écriture. Tu sens le malaise ? J’suis de moins et moins clair ? De moins en moins enclin à bien me faire Comprendre. C’est l’enfer . à prendre Ou à laisser c’est sincère Lassé de devoir trop en dire Je n’en dis plus rien c’est ce qui me perds. Sévère. Si je persévère c’est pour qu’un jour la vérité perce mes vers Persistant quand père et mère versent des larmes amères Parce que leur fils se disperse et prend la vie de travers LA VIE ME TRAVERSE…